Liège et alternatifs

Soucieux d’évaluer l’impact environnemental des bouchons en liège face à la concurrence (aluminium et plastique), et dans une perspective  l’amélioration constante de la performance environnementale des bouchons de liège, Amorim a réalisé en 2008, une étude comparative, réalisée par Ecobilan, sur l’Analyse du cycle de vie des bouchons en liège, plastique et aluminium.
Les résultats de cette étude confortent, chiffres à l’appui, que le liège constitue l’alternative la plus écologique et responsable, notamment en termes de consommation d’énergies non renouvelables, de production de déchets solides et d’émissions de gaz à effet de serre.
La synthèse de cette étude montre que chaque bouchon en plastique émet 10 fois plus de CO2 qu'un bouchon en liège et que les émissions de CO2 des capsules à vis sont quant à elles 26 fois supérieures à celles des bouchons de liège.

Amorim, le liège et alternatifs, bouchons synthétiques

Bouchons synthétiques

Les bouchons synthétiques sont des produits à base de pétrole réclamant beaucoup d’énergie pour leur production, provoquant notamment des émissions d’hydrocarbure. On estime que la production annuelle de bouchons synthétiques représente la consommation de 1650 000 tonnes de pétrole, ce qui équivaut à environ 1 tonne de pétrole pour 13 000 bouteilles de vin. Le volume de bouchons synthétiques produit chaque année correspond à 1,3 milliards de sacs plastiques… Le plastique courant peut prendre entre 500 et 1000 ans pour se décomposer dans la nature.

Capsules à vis

L’aluminium avec lequel sont fabriquées les capsules à vis est extrait de mines de bauxite, dans des régions tropicales par les communautés de population indigène (nord de l’Australie, Amérique du Sud, Afrique). La production de ce minerai est responsable de la dévastation de nombreuses régions et de quelques merveilles de la planète comme la montagne Malanje au Malawi ou les baleines bleues de la rivière St Lawrence au Canada.
Selon le « Worldwatch Institute », l’industrie de l’aluminium est considérablement gourmande en énergie : elle consomme en un an presque autant d’énergie que l’ensemble du continent africain. Bien que l’aluminium soit recyclable, il n’y a pas d’assurance que les capsules à vis puissent être réellement recyclées, une grande partie des entreprises de recyclage imposent en effet que le joint synthétique qu’elles contiennent soit retiré ce qui pose de très grosses difficultés.
Quand on considère que les forêts de chêne-liège représentent un immense puits de rétention de CO2, et que ce sont l’industrie et les produits du liège qui viabilisent cet écosystème important, il est juste d’attribuer à ces produits une partie de la rétention de carbone.

Focus environnemental

Les obturateurs plastiques sont-ils amis de l’environnement ?

  • Les polymères plastiques incluant les sacs, bouteilles, caisses et autres, correspondent à environ 20% des sites d’enfouissement et élimination des déchets.
  • Le recyclage du plastique après son utilisation finale est possible, mais ça n’arrive que très rarement. D’après les estimations seulement 0.5% du plastique serait recyclé
  • Le plastique courant peut prendre de 500 à 1000 ans pour se décomposer. Cependant, ce ne sont que des estimations.
  • Les obturateurs en plastique sont des produits à la base du pétrole et il faut beaucoup d’énergie pour sa production, ajoutant à cela les émissions d’hydrocarbure et le réchauffement global.
  • Une tonne de plastique a l’énergie équivalente à 1 tonne de pétrole
  • A ce jour l’estimation annuelle pour la production des obturateurs de plastique/caoutchouc (TPE/Thermoplastic commodities) est de 165 000 tonnes de pétrole. C’est équivalent à 1 tonne pour 13 000 bouteilles vin
  • L’usage des obturateurs plastiques/caoutchouc dans le monde par an est estimé au-dessus de 15 000 tonnes de déchets, équivalent à 1.3 billion de sacs plastiques Les Etats Unis, l’Allemagne, le Royaume Unis représentent environ 70% du total !

Les obturateurs aluminium sont-ils amis de l’environnement ?

Matière Première
L’aluminium est extrait des mines de Bauxite, dont l’Australie est le leader avec environ 40% de part de marché
La plupart de l’extraction de bauxite est faite dans des régions tropicales par les communautés de population indigène, du nord d’Australie à l’Amérique du Sud et Afrique
La production de l’aluminium est responsable par la dévastation de quelques merveilles de la planète comme la montagne Malanje au Malawi et les baleines beluga à la rivière St Lawrence au Canada
Selon l’Institut International de l’Aluminium « les préjudices causés par l’extraction de bauxite se partagent par : 76% forêts, 19% terrains pour l’agriculture et le pâturage et 2% arbrisseau » : 1.591 hectares minés en 1998, 80% habitat vie sauvage ; 175 hectares forêt tropicale

Utilisation de l’énergie

D’après le Worldwatch Institute », l’industrie de l’aluminium au monde a consommé en 1990 presque la même énergie que tout le continent Africain
L’aluminium est le métal qui consomme  plus d’énergie (on estime qu’il utilise plus de 200 Mégajoules/Kg la forme de matière-première, en comparaison au bouchon liège qui utilise 20 Mégajoules/Km comme produit fini).

Recyclage

Bien qu'on estime que 52% de l'Aluminium est recyclé en Europe, il n'y a pas d'évidence que les capsules à vis pour le vin soient recyclées. La production globale de ces obturateurs représente un poids estimé de 5 000 tonnes en 2008 et 12 500 tonnes en 2012.
Une grande partie des sociétés de recyclage de verre demandent aux consommateurs de retirer la capsule en aluminium et le "skirt" avant de les envoyer pour le recyclage.